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lundi 30 janvier 2012

2011-2012


Groupement d'achat :

Le but de ce projet est de se fournir en produits de consommation courante locaux, biologiques et de saison (farine, sucre, légume, lait, ....). La commande et le paiement des produits est réalisé en avance par les étudiants individuellement et sur une base bi-mensuelle.
Dans un premier temps, la livraison est effectuée en gros, par la biocoop de Le Perreux directement au Jardin tropical, dans une salle du CIRAD.

Contact pour ce projet : Johanne Sauvage johanne.sauvage@hotmail.com ou Mathilde Manon mathilde_hasnae@yahoo.fr

Promotion de l'IEDES et contact avec le monde professionnel à travers :

participation à des forums professionnels
participation à des salons étudiants
réactivation du réseau des anciens de l'IEDES

Contact pour ce projet : Vincent Pradier vincpradier@gmail.com


Participation au contre sommet du G20 à Nice du 31 Octobre au 3 Novembre :

9 étudiants se sont portés volontaires pour assister aux conférences du Contre-sommet et faire des retours à l'IEDES. Le nombre d'étudiants participant est arrêté.

Contact pour ce projet : Perrine Tavernier pepina1@hotmail.fr

Prochaine livraison des paniers!

vendredi 27 janvier 2012

La prochaine livraison de paniers est prévue pour le jeudi 2 février. Les inscriptions seront ouvertes les jeudi 26 janvier et lundi 30 de 12h à 13h en salle de convivialité sur le campus du jardin Tropical. Inscrivez-vous dès maintenant!

Le panier sera constitué de :
- 1 brique de lait,
- 3 œufs,
- fruits et légumes de saison variés.

De petites modifications sont possibles en fonction du nombre de paniers qui seront commandés,
Le paiement des paniers est anticipé, si vous souhaitez vous inscrire, RDV salle de convivialité avec vos 10 euros.
Nous vous rappelons que ces produits sont locaux, de saison et bio et que nous bénéficions tous de réductions grâce à l’achat collectif.

A très bientôt,
L'équipe de l'AED - Groupement d'achat

le prochain panier bio arrive ce jeudi !

mardi 17 janvier 2012

Il sera livré entre 16h et 18h dans la salle de yoga du bâtiment Indochine.

Afin que chacun s'investisse dans ce projet, il serait bien de participer à la distribution! Rester les deux heures n'est bien sûr pas nécessaire mais 1/2h peut être très utile et sera bénéfique pour tous.
Petit rappel du contenu du panier : courge, carottes, pommes de terre, carottes, blettes, 1 salade, clémentines, 3oeufs et une brique de lait.
pensez à vos boite à oeufs et sacs pour les légumes !!

merci encore, et à jeudi,

L'équipe du groupement d'achat- AED.

Conférence/débat : Impacts de projets de développement sur le changement climatique

vendredi 13 janvier 2012

Une intervention de Guillaume Meyssonnier, spécialiste des questions de changement climatique à l'AFD, aura lieu le 18 janvier de 16h à 19h, en salle 19.


Il nous apprendra pourquoi et comment estimer l'impact d'un projet de Développement sur le Changement Climatique, en se basant sur des cas concrets.

Guillaume Meyssonnier s'est également rendu à Durban où a eu lieu en décembre dernier la 17ème conférence des Nations Unies sur le changement climatique. Nous aurons donc la chance de pouvoir échanger avec lui à ce sujet.

Cette intervention est ouverte à tous, profitez-en!!!

Prochaine commande de paniers!

lundi 09 janvier 2012

Une grosse envie de soupe et de vitamines pour se reposer l'estomac après les fêtes de Noël? Alors commandez vite votre prochain panier de produits bio, de saison et locaux !

Lire la suite de : Prochaine commande de paniers!

Bilan première distribution de paniers et nouvelles pour la prochaine

dimanche 01 janvier 2012

La première distribution s'est bien déroulée. Nous espérons que vous avez été satisfait de vos paniers.

Le panier qui aura reçu le plus de vote à partir de vos réponses au questionnaire sera distribué le 5 Janvier en fin d'après midi.
La liste de distribution remplie avant les vacances a été arrêtée à 70 personnes, ceux n'ayant pu bénéficier d'un panier pour la distribution du 5 janvier seront prioritaires sur la prochaine.

L'AED - Equipe "Groupement d'achat"

Groupement d'achat de produits de saison, locaux et biologiques

dimanche 01 janvier 2012

Bonjour !

Nous sommes 50 à avoir décidé de participer à l’achat groupé en nous inscrivant pour recevoir un panier constitué de produits de saison, locaux, et bio. Trop bien !

La première distribution aura lieu ce vendredi 9 décembre, entre 12 et 14 heures, dans le bâtiment Indochine, la salle juste à droite après l'entrée. Nous indiquerons la salle avec des panneaux/flèches bien sûr!

N’oubliez pas de venir avec vos récipients (sachets pour le riz, les pates, les œufs, et un grand sac pour les légumes !) car les produits arrivent en vrac, et que nous n’aurons pas de sac.(si d’ailleurs vous avez des sacs dont vous voulez vous débarrasser, nous les garderons pour ceux qui auront oubliés...)
Si vous avez une balance à nous prêter pour la distribution, nous sommes preneurs ! Amenez-la vendredi !

Pour une question évidente d’organisation logistique, les personnes qui n’auront pas récupéré leur paquet à 14heures vendredi auront perdu leurs 10 euros (en cas de force majeur et d’impossibilité de passer entre 12 et 14heures le vendredi, on essaiera de s’arranger… Mais n’oublions pas que toutes les personnes qui gèrent la distribution le font bénévolement et qu’elles ont des cours l’après midi !)


Plus loin qu’un simple acte de consommation, nous souhaitons en développant les circuits courts et les organisations citoyennes de consommateurs, affirmer qu’il est possible d’agir concrètement en faveur de plus d’équité, en limitant les intermédiaires et en choisissant d’acheter des aliments produits sans pesticides et nécessitant peu de transport. Ceci permet d’améliorer les conditions sociales des producteurs, et de limiter énormément l’impact écologique de chacun de ces produits.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à poser vos questions, et si vous-même vous avez des informations à partager, profitez de cet espace d’échanges !

Nous rappelons à tous que l’organisation de chaque distribution nécessite plusieurs étapes, et du temps, mais que c’est aussi très riche et formateur. Toute personne désireuse de s’investir en fonction de ses disponibilités est la bienvenue!

l'AED -équipe "groupement d'achat" !

Rencontre/débat avec Gustave Massiah

lundi 28 novembre 2011

Bonjour à tous,
L'AED (Association Etudes et Développement) vous convie jeudi prochain à une rencontre/débat avec Gustave Massiah sur le thème : "une stratégie altermondialiste en réponse au basculement du monde".

L'intervention se présentera sous la forme suivante : 40 minutes de discours puis 40 mn de discussion.

date : jeudi 1er décembre
heure : 13H -14H15
lieu : Salle 19 de l'IEDES

Gustave Massiah a, entre autres, été président d'ATTAC, qu'il a co-fondé, jusqu'en 2006 et président du CRID. Il est une des personnes les plus dynamiques et reconnues dans le milieu de l'Altermondialisme français : personne incontournable pour nous tous!
Pour en savoir plus sur le dernier ouvrage de Gustave Massiah : http://www.france.attac.org/archives/spip.php?article12134

VENEZ NOMBREUX car l'occasion ne se renouvellera pas!!!

Retour du Contre G20 de Nice

jeudi 10 novembre 2011

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Tous en lutte contre les décisions technocratiques du G20

dimanche 30 octobre 2011

Participation au Sommet du Contre G20

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Equi-Libre : Vente de gâteaux et tartes

mardi 25 octobre 2011

Mercredi 26 octobre
Dès 11h et jusqu’à 14h30, en salle de convivialité.

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Jour 5 : Les assemblées générales et la vie associative en banlieue

samedi 19 mars 2011

Une table ronde relative à la situation des Droits de l’Homme a eu lieu durant cette journée destinée aux assemblées. Près de 30 personnes de différentes nationalités ont suivi la discussion qui avait comme but la mise en évidence des réalités des violations de ces droits. Les conférenciers, tous fervents défenseurs de la DUDH depuis de nombreuses années, venaient de Colombie, d’Inde, des Etats-Unis et de Suède. La première partie de la discussion a été centrée sur la description et la dénonciation des réalités des différents pays; les cas de la Colombie, de la RDC et du cas particulier de la prison de Guantanamo ont occupé la plus grande attention. De manière générale, l’insécurité permanente que subissent les pourfendeurs de ces violations, ainsi que l’implication systématique des gouvernements ont été les points centraux du débat.

Les conclusions ont mis l’accent sur l’importance de diffuser de manière massive l’information. On s’est aussi attardé à se demander quels sont les enjeux pour le secteur associatif, quel est le rôle des acteurs de l’aide internationale? En réalité, ces violations systématiques des DDH semblent être normalisées au niveau local. Et même s’il a des acteurs qui les dénoncent, la communauté internationale et la population en générale reste très peu informées. C’est dans cette perspective que le FSM tient son rôle de média, de mise en débat et d’échange de propositions.

La plus connue des assemblées qui historiquement convoque un grand nombre d’associations est celle des « Mouvements sociaux » qui a eu lieu dans l’auditorium principal de l’université de Dakar, avec la participation de plus de 800 personnes. Cet événement a centré le débat sur les enjeux des associations du monde entier : Le changement climatique, l’exploitation des ressources naturelles, les occupations militaires, les violations des droits de l’homme, l’impérialisme, le capitalisme, la coopération sud-sud, et les violences envers les femmes entre autres.

Fruit de cette rencontre et de la prise de parole de plus d’une trentaine de mouvements, la déclaration de l’assemblée a été faite vers 18h, en anglais, français et espagnol. Ce document a d’abord soulevé l’importance de réaliser le FSM de 2011 en Afrique, et a invité tous ceux qui participent à « soutenir la lutte des peuples de la Tunisie, de la Côte d’Ivoire et de l’Egypte ». L’appel à s’opposer à toute forme de discrimination et reproduction des modèles colonialistes a occupé une grande partie des réflexions. Réflexions autour des crises économiques, environnementales et alimentaires qui touchent les plus vulnérables dans toutes les régions du monde sont les points de convergence de lutte des mouvements sociaux.

A la fin du débat sur ces thématiques, une grande partie des organisations a pris la parole pour inviter les peuples à continuer leurs luttes tout en rappelant la situation dans leur pays d’origine d’une manière passionnée.

Le G20 a aussi été montré comme un espace de reproduction des inégalités du système capitaliste ; en contrepoids, l’invitation au forum « Rio +20 » vise à mettre l’accent sur la coordination de tous les mouvements qui s’opposent à toutes les situations de précarité et d’inégalité entre les peuples. Le conseil d’organisation composé par des représentants du Brésil, de Colombie, du Sénégal et d’Uruguay a mis en débat la définition des axes thématiques, ainsi que la stratégie d’organisation de la participation des mouvements africains dans l’édition 2012 du FSM. La coopération Sud-Sud et le rappel d’une histoire commune entre les peuples d’Afrique d’Asie et d’Amérique Latine ont été les focus du dialogue.

D’autre part, la rencontre des différentes collectivités sénégalaises qui participent au forum nous a permis de témoigner de deux expériences très particulières de la banlieue de Dakar : l’atelier de cinéma d'Abdel Aziz Boye «Ciné-Banlieue» et le groupe de rappeurs de «Prise de conscience collective».

Ciné-Banlieue permet à un groupe d'une vingtaine de jeunes des banlieues dakaroises d'apprendre a réaliser des films de A à Z dans des locaux aux Parcelles Assainies avec le réalisateur Abdel Aziz Boye, qui a aussi lancé «Ciné-UCAD» à l'Université Cheikh Anta Diop. Ces réalisateurs participent à la vie culturelle et présentent les perceptions de la jeunesse par rapport à leurs parcours de vie dans les banlieues. M. Boye est convaincu que le renouveau du cinéma sénégalais viendra de ce travail ! L’Observatoire International des Banlieues et Périphéries soutien cette initiative. Par ailleurs Ciné-Banlieue souhaite organiser des projections publiques dans la banlieue de Dakar et lance un appel à tous ceux qui aimerait aider à diffuser leurs films plus loins.

Nous avons eu l’opportunité de voir la première production collective qui racontait l’histoire d’un jeune sénégalais (ses projets, ses rêves ainsi que les difficultés de sa vie quotidienne), puis des court-métrages – sur le regret, les relations de couple, le SIDA – et ensuite le film «Moly» fiction inspirée par le jeune réalisateur Moly Kane (www.molykane.art.sn) sur les difficultés liées aux handicap physique. Les projections étaient suivies de temps en question-réponse avec le réalisateur. Un deuxième film collectif sous la direction de Nima, réalisatrice du groupe, «Les 10 000» est à paraître sous peu.

Notre intérêt par ce genre d’initiatives nous conduit dans la banlieue de Guédiawaye au studio de G-hip-hop. A près d’une heure de Dakar, après avoir traversé les inondations qui ont dévasté ce quartier, nous voici dans les quartiers populaires du Sénégal. Saren de B-One-X, nous parle de son quartier. Banlieue marginalisée et oubliée des autorités publiques, ici les gens s’organisent eux-mêmes, construisent leurs propres concepts et applications de solidarité sociale, les alternatives organisationnelles sont nombreuses et quotidiennes, l’art s’exprime et est valorisé, on ressent bien l’atmosphère du quartier. Saren nous présente sa famille et nous emmène dans leurs studios. Interviewant Diggy, le réalisateur du CD de prise de conscience collective, Saren de B-One-X et Job et Hakim de Beneen Squad, nous comprenons mieux les messages qu’ils veulent véhiculer. Le CD a été réalisé grâce à la collaboration du Comité d’annulation de la dette du Tiers-Monde, et de manière bénévole.

Voici, deux bons exemples de cette dynamique de mobilisation locale qui a lieu dans cette même ville qui a accueilli le FSM…

Nature, dynamique et évolution des acteurs du FSM

vendredi 11 février 2011

Le FSM, considéré comme la principale rencontre mondiale des organisations de la société civile, est une bonne opportunité pour observer l’évolution du « Tiers secteur » : la création des liens inter-organisationnels, la participation des acteurs du Sud et la mise en débat de l’avenir du milieu associatif.

La question de la représentativité et de la pluralité des acteurs de la société civile qui font partie de cet évènement est sujette à débat. Au cours des dernières éditions du FSM, nous étions face à une mutation progressive de ceux qui prennent la parole au sein des ateliers, conférences et assemblées. Depuis 2001 à Belém, la diffusion des principes et des objectifs du forum, ainsi que l’ouverture de voies de participation pour les organisations ayant difficilement accès à l’espace du FSM (tant géographiquement que financièrement), constituent un des plus grands enjeux. À quel point le facteur géographique (et donc distance) est-il déterminant ? Quels obstacles pour la participation des plus éloignés ? Quelle typologie des participants ? Caractériser les acteurs sociaux qui participent au FSM met en évidence les facteurs de l’accès et des moyens de circulation de chacun des secteurs de cette dynamique.

Tout d’abord, la variable géographique joue un rôle déterminant pour la configuration des rapports et débats : assemblées, caravanes, activités décentralisées, impliquent dans la plupart des cas un effort des délégations pour se déplacer. Même si cela paraît évident, la présence des citoyens des pays voisins est une des caractéristiques les plus visibles. Le fait de réaliser le FSM en territoire africain à deux reprises (Nairobi et Dakar), est la preuve d’une volonté d’extension de cet évènement à tous ceux qui sont impliqués dans la construction de l’« autre monde ». Le forum polycentrique de 2006 (Caracas, Palestine et Bamako) a permis d’étendre le spectre d’influence du Forum à des régions difficiles d’accès. À ce forum de Dakar, de même, la sur-représentation de délégations du Mali, de Guinée représente un clair exemple de cette réalité spatiale.

Cette localisation géographique implique également une orientation des thématiques centrales du forum, par exemple les indépendances africaines et l’avenir des mouvements sociaux en Afrique. Une des associations qui se retrouvent sur place, le réseau étudiant panafricain, est un clair exemple de l’utilisation du Forum comme un espace de réunion de cellules jeunes venues de tout autour de l’Afrique, avec des caravanes provenant de Burkina Faso, Mali, Guinée et Côte d’Ivoire s’ont donné rendez-vous à Dakar. En miroir, on constate cette année une sous-représentation de l’Amérique latine, à l’exception des délégations du Brésil, qui a toujours une forte présence à ces événements, et celle du Venezuela qui a été fortement appuyée par leur président. Le reste des pays de participent de manière discrète des ateliers et assemblées.

Une deuxième variable est la typologie des associations qui participent. Si le facteur géographique occupe une place significative, celle du problème des moyens de financement pour venir n’est pas moindre. Professeurs, défenseurs de causes particulières et publics inclus, montrent le potentiel élitisme financier de la participation au Forum. Cet évolution des acteurs montre un significatif tournage vers l’ingérence des grosses structures, normalement du Nord qui ont présence au Sud, et que de manière indirect financent la privation des associations locales. En reprenant l’exemple de l’Amérique Latine, les petits délégations viennent au nom des ONG internationales qui développement des programmes dans leurs pays ; ou appuies par les gouvernements du tourne comme dans le cas du Vénezuela.

En ce qui concerne la participation des acteurs sociaux du Sud à Dakar, nous étions face à une grande pluralité d’acteurs. Au niveau international, des grosses ONG comme Oxfam, Green Peace et AidAction font partie de cette édition du FSM, ainsi que des plateformes comme coordination Sud. Parallèlement des structures multilatérales comme ONUFEMMES participent notamment à travers la projection de films et l’organisation de conférences relatives à leur campagne de « lutte contre la violence faites aux femmes » en Afrique de l’Ouest. Des ONG françaises comme CCFD, artisans du monde, le CRID, secours catholiques, entre autres, ont été aussi présentes.

Au niveau régional et local , deux acteurs sont fortement représentés : les femmes et les jeunes. Dans la place centrale la plus grande partie des stands sont occupés par des associations de femmes de toute l’Afrique : le comité africain pour les droits des femmes et un grand nombre de coopératives de production artisanale se sont donnés rendez vous à Dakar. Du côté des étudiants de grands plateformes comme PANAFRICAN, ou le « Comité universitaire d’étudiants et jeunes qui se mobilisent pour monde meilleur » (associations d’étudiants réunis à propos du FSM) participent activement au travers d’activités culturelles et de débats. D’autres causes et communautés particulières ont également été représentées, le cas des indigènes ou des porteurs paroles des mouvements écologistes et du commerce équitable occupent une place importante dans le programme de cette édition.

Malheureusement le peu mobilisation d’une bonne partie des associations des pays du Sud constitue toujours un grand obstacle pour la diversification et multi-culturalité des acteurs présents dans cette plateforme de débat. L’organisation des prochaines éditions, notamment Rio 2012 va être l’opportunité de configurer une réelle participation des associations de la société civile à travers le monde ; le dialogue relatif au déplacement des délégations est déjà un point sur la table à Dakar.

Tensions au FSM

vendredi 11 février 2011

Les mouvements de foule ou manifestations sauvages peuvent aussi parfois nous montrer les limites de la liberté d’expression et de l’esprit critique au FSM.

En effet, il convient de se demander d’où proviennent les délégations des pays représentées en son sein ? La question se pose quand on sent une propagande gouvernementale s’ériger derrière les discours des participants au point d’en arriver à des démonstrations de haine envers un peuple opprimé. Délégations au service de la liberté et pour faire avancer les luttes ou délégations au service de l’intérêt des gouvernements sclérosant totalement le débat ? Malgré des électrons libres passés entre les mailles du filet, on remarque pour certains pays un discours propagandiste des gouvernements émanant des délégations. Citons par exemple les délégations vietnamiennes, vénézuéliennes ou marocaines. Etouffant la lutte, ce phénomène se révèle violent auprès des peuples opprimés venus chercher un soutien au FSM.

C’est derrière les pleurs des Sahraouites rendant hommage à leurs morts qu’on entend hurler la délégation marocaine en soutien à leur Roi. Violentant la mémoire des disparus, la haine et l’agression des marocains noircit l’atmosphère, annihilant le désespoir des Sahraouites venus appeler au secours.

Forum Social Mondial 2011, Dakar

dimanche 06 février 2011

Est-il besoin de rappeler que cette seconde édition du Forum Social Mondial (FSM) à se tenir en Afrique (depuis le FSM de Nairobi en 2007, et sans compter le FSM « polycentrique » de 2006) survient au beau milieu d’une crise économique, sociale, politique, écologique mondiale dont l’issue reste incertaine, en dépit des caquetages de « réforme du capitalisme » brandis par les dirigeants du G20 et autres huiles de Davos ? Pensé à l’origine comme un nouvel événement annuel privilégié permettant la rencontre entre organisations anti- ou alter-mondialistes, anticapitalistes et anti-néolibérales, le FSM s’est mué en un véritable « mouvement », dont le nombre de participants s’accroît en même temps que les divergences de leurs visions respectives.

Apôtre d’une nouvelle « gouvernance mondiale » et de la « diplomatie non-gouvernementale », le FSM en laisse certains pantois, d’autres dubitatifs. Rencontre périodique de la « société civile mondiale » dont la première édition eut lieu en 2001 à Porto Alegre, il exhibe pour nom un pied-de-nez au Forum Economique Mondial. En dix ans d’existance, le FSM a fait l’objet de nombreuses analyses et critiques, tant en interne de la part du milieu non-gouvernemental, des ONG et des mouvements sociaux, que de la part d’observateurs extérieurs (journalistes, universitaires, etc.).

Certains observateurs ont noté la distanciation du militantisme radical originel vers davantage de modération avec l’entrée de nouveaux acteurs traditionnellement plus conservateurs ou « professionnalisés » (mouvements religieux, grosses ONG et bureaux d’études du Nord, etc.), l’incompatibilité croissantes d’agendas au-delà du slogan utopique « Un autre monde est possible ». D’autres ont énuméré les projets de société complémentaires (mais potentiellement concurrentes) qui se rencontrent au FSM : pros-retour de l’Etat (dans la veine bolivarienne de Chavez, Morales, etc.) et de la réinvention de nouvelles formes de démocratie, ou adeptes du localisme et du retour à un mode de société plus organique et « conviviale », ou défenseurs de nouvelles institutions « démocratiques » mondiales (parlement international, Nations Unies réformées), ou encore partisans du lobbying à l’anglo-saxonne, ou enfin hérauts de l’amplification des réseaux (tant actuels que virtuels), le tout à la recherche des nouvelles formes de la gouvernance mondiale.

En raison des coûts élevés de participation (déplacements parfois considérables, hébergement, frais d’inscription), certains on a également craint de voir le FSM devenir un nouvel outil de perpétuation de domination impérialiste (des bailleurs et ONG du Nord finançant celles du Sud pour le FSM).

La crise mondiale - alimentaire puis financière et économique - initiée en 2008 a été paradoxalement accompagnée d’une perte de vitesse du mouvement altermondialiste, et du FSM, au moment même où l’échec des politiques néolibérales auxquelles il s’attaquait était jubilatoirement dénoncé par l’opinion publique internationale.

Dakar fait donc face à une problématique à présent bien installée : pourquoi le FSM peine-t-il à ce point à proposer (ou imposer) des dispositifs alternatifs à un système mondial décrié ?

L’année 2010 fut particulièrement gratinée en termes de régression sociale au Nord (avec les réformes appliquées à la Grèce, l’Irlande, la France, etc.). En France, le discours d’un gouvernement aux prises avec le mouvement de contre-réforme des retraites accentuait l’idée de division et de mise en compétition intergénérationnelle.

Refusant cette scission entre « jeunes » et « vieux », une dizaine d’étudiants fédérés au sein de l’Association Etudes et Développement (AED) inquiets de leur avenir, nous avons décidé d’aller chercher au Sud, en Afrique - continent à la population notoirement jeune mais indubitablement « entré dans l’histoire », et au FSM, les formes d’engagement anciennes et nouvelles de la jeunesse dans la société, aux niveaux local comme global. À nous donc la 9ème édition du FSM (il n’y en a pas eu en 2008 ni 2010), du 6 au 11 février 2011.